Nam Pham interview
Notre histoire

Mais qui êtes-vous Nam Pham ?

Je m’appelle Nam Pham (mon prénom c’est Nam Trân, qui veut dire perle du Viet Nam, mais tout le monde m’a toujours appelée Nam), et je suis eurasienne, née en France d’un père vietnamien et d’une mère française.

J’ai deux grands garçons, Simon et Mathéo de 20 et 23 ans et une fille Kim qui a 16 ans.  Je vis maritalement depuis 13 ans avec Michael qui est allemand et nous avons la chance d’être installés dans un petit village, Saint-Philibert, au bord de la mer dans le sud de la Bretagne, dans une maison passive et écologique, en bois, paille et terre.

Où êtes-vous née et quand ?

Je suis née le 24 octobre 1964 à Orléans, où j’ai passé toute mon enfance jusqu’à 16 ans, entre la ville d’Orléans la semaine et une maison familiale en bord de Loire le week-end et une bonne partie de nos vacances, entourée d’une multitude de cousins et cousines (famille de six enfants autant du côté de mon père que de ma mère). Nous avons ensuite déménagé à Nantes avec mes parents, où j’ai poursuivi mes études.

Quel a été votre parcours avant PPMC ?

Après un bac scientifique, j’ai fait des études d’architecture puis j’ai poursuivi une formation professionnelle en conception et dessin par ordinateur (CAO DAO). C’était le tout début de ce type de logiciel. J’ai commencé à travailler pour financer mes études et c’est à ce moment-là que s’est dessiné ce que deviendra Papa Pique et Maman Coud. Je vendais de petites barrettes à cheveux – que je fabriquais à la maison – sur les marchés le week-end et les vacances. Parallèlement j’ai alterné plusieurs emplois avec des architectes, au départ pour des « charettes », des concours d’architecture, puis pour des emplois en bureautique et CAO, dans des cabinets d’architecture nantais. Malgré plusieurs propositions de CDI à l’époque, car nous étions peu nombreux à savoir utiliser les logiciels de CAO et les cabinets commençaient à s’équiper, je ne souhaitais pas m’engager complètement, gardant du temps pour faire un grand voyage en Asie chaque année d’au moins un mois, et poursuivant mes fabrications et ventes d’accessoires cheveux sur les marchés, confectionnés avec des tissus ramenés de ces voyages.

Pourquoi avoir choisi de monter PPMC ?

Le choix s’est fait à la naissance de mon premier enfant. J’avais le sentiment que le bâtiment n’était pas fait pour moi, j’avais arrêté mes études au bout de 3 ans, en prenant conscience que le côté « chantier » ne me convenait pas, un milieu d’hommes, avec beaucoup de conflits et un rapport de forces permanent, enfin, selon moi. Je ne souhaite plus passer des nuits sur des rendus de concours, maintenant que j’avais un enfant, et pour des projets qui la plupart du temps ne voyaient pas le jour !

A l’époque, nous avons décidé, avec le père de mes enfants, de nous investir complètement dans la fabrication et la vente d’accessoires : dès l’été 1993, nous découvrons le Morbihan, louons une grande maison pour la saison où nous nous installons avec ma sœur et quelques aides, avec nos tissus et nos machines à coudre. Nous fabriquons les accessoires cheveux l’après-midi et organisons une tournée de marchés importante tous les matins. Au cours de l’été, nous ouvrons notre première boutique sur la plage de Quiberon. Le succès fut au rendez-vous et, séduits par l’accueil dans la région, nous nous installons l’hiver suivant à Saint-Philibert.

La marque est déposée en 1995, et le nom raconte l’histoire de nos débuts, puisque « Papa Pique et Maman Coud ». La société nait en 1998, pour faire suite à l’entreprise individuelle des débuts.

Vous sentez-vous toujours aussi à l’aise avec votre métier aujourd’hui ?

Le métier a beaucoup évolué depuis ses débuts. Mais c’était important pour moi qu’il évolue, car je n’aime pas trop la routine. L’évolution constante de PPMC me permet d’avoir toujours des projets, des découvertes et de la motivation. Suite à la séparation avec le père de mes enfants en 2000 (je pense qu’à long terme, ce n’est pas facile de vivre et de travailler ensemble), ce fut un gros challenge pour moi de poursuivre seule à la tête de ce qui était déjà une entreprise d’une dizaine de personnes, car plutôt dans la création et la gestion, j’étais effacée à l’époque (et le suis toujours un peu !). Cependant, oui, je me sens à l’aise encore aujourd’hui, car je me rends compte que, entourée et en déléguant plus, je dégage plus de temps pour la création, la recherche de tissus et de modèles, tout en orchestrant les équipes : je me sens un peu chef d’orchestre.

Quelles sont vos joies et vos victoires ?

Joies multiples de vois le succès presque toujours au rendez-vous pour toutes nos ouvertures de boutiques et pour notre site internet, d’entendre la satisfaction et les compliments de nos clientes aussi, ça fait vraiment plaisir. J oie d’avoir crée des emplois durables, joie rendue au quotient par les retours, la motivation et l’implication de l’équipe par rapport à la marque. Joie de construire avec les autres, en cohérence avec nos convictions et nos valeurs. Joie personnelle aussi de me rendre compte que finalement ce que je souhaitais à 18 ans, c’était un métier alliant le technique et le créatif, et que je l’ai finalement trouvé !

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